Le monde super compliqué des super héros

Le cinéma fonctionne par mode. On a connu la mode des westerns, la mode des péplums, celle des films « caméra à l’épaule », et bien d’autres. En ce moment on nage dans la vague des super héros !

Le monde original des super héros est séparé en 2 : Marvel et DC comics. Chaque super héro a son propre univers. Mais de temps en temps, ils se mélangent, se réunissent pour combattre un méchant. Ils se blessent, guérissent, meurent, ressuscitent ! Les méchants deviennent des gentils, les gentils se battent entre eux et deviennent des méchants. Bref, les histoires se mêlent et s’emmêlent, et l’ensemble devient rapidement assez complexe.

Alors évidemment quand vient le temps de donner vie aux héros mythiques au cinéma, ça ne se simplifie pas. Surtout que l’on se retrouve avec 3 familles au lieu de 2 : Disney avec les Avengers (Iron-man, Thor, Captain america et consorts), Fox (X-men, Wolferine et Deadpool) et Warner (Batman, Superman, Wonder woman).

Jusqu’à présent, le cinéma avait eu la bonne idée de garder ça très simple : un héro, une trilogie, et on recommence 10 ans plus tard avec un nouveau casting. Sauf que Disney et sa formidable machine marketing sont arrivés sur le marché et ont complètement révolutionné le produit. Et la recette est tellement efficace qu’elle est maintenant appliquée à Star Wars et copiée par les autres distributeurs.

Mais quelle est cette recette ? On prend 1 ou 2 héros très populaires. On prépare une trilogie pour chacun. On introduit un personnage dans la série et on prépare une trilogie. Afin de garder l’enthousiasme des fans, on écrit une trilogie pour réunir tous ces personnages et on en profite pour introduire (encore!) de nouveaux héros. Et si l’indice d’amour avec le public semble bon, on recommence. Ouf !!

Heureusement, le spectateur n’a pas besoin de connaître l’univers sur le bout des doigts pour suivre l’histoire. Et le spectacle et l’action sont très souvent au rendez-vous.

Oui il y a eu quelques ratés. On pense ici aux 2 essais avec les 4 fantastiques. Le groupe semble définitivement cantonné au papier du moins pour plusieurs années encore. Mais pour tous les autres, les attentes sont largement comblées voir dépassées. Le dernier exemple en date : Deadpool; succès critique et commercial surprise malgré la côte R du film en Amérique du nord. À tel point que Fox a décidé de changer de stratégie pour le prochain film de Wolferine (et dernier avec Hugh Jackman).

C’est sûr qu’à trop étirer la sauce, le spectateur va finir par se lasser. Personnellement, après 3 versions spider-man en 15 ans, ça ne m’intéresse plus du tout de voir le prochain. Mais l’univers des super héros est immense et offre une très large variété de personnages. Si la qualité de production reste (effets spéciaux, scénario, acteurs,…) la mode ne va pas s’éteindre de sitôt.