Archives de catégorie : Opera 2

The Royal Opera – Faust, Gounod

Vendredi 10 mai 15h
Mercredi 15 mai 19h

Une production réjouissante de l’opéra le plus célébré de Gounod. Au cœur de décors splendides évoquant le Paris du Second Empire, David McVicar trace un parallèle adroit entre la destinée de Faust et la vie de Gounod lui-même, tiraillé entre piété et succès populaire.

Il existe de nombreuses versions du mythe de Faust, qui vend son âme au diable en échange de la jeunesse et du pouvoir, mais l’opéra de Gounod demeure l’un des plus captivants. Michael Fabiano incarne Faust, Diana Damrau sa bien-aimée Marguerite et Erwin Schrott le diabolique Méphistophélès. Des premiers rôles virtuoses, un grand chœur, des décors sensationnels, un ballet et une apothéose finale font de cet ouvrage le summum du spectacle théâtral – l’ampleur luxuriante du grand opéra à la française est magnifiquement mise en évidence dans cette production de David McVicar située dans le Paris des années 1870. Et surtout, la partition contient certains des numéros lyriques les plus aisément reconnaissables qui soient, portés par une équipe de grands chanteurs internationaux et le Chœur du Royal Opera.

OPERA EN CINQ ACTES

MUSIQUE
Charles Gounod

MISE EN SCÈNE
David McVicar

DIRECTION MUSICALE
Dan Ettinger

DISTRIBUTION
Michael Fabiano (Faust)
Erwin Schrott (Méphistophélès)
Diana Damrau (Marguerite)

DURÉE
3 h 45 environ

Retour à la saison 2018-2019

 

Opera National de Paris – Lady McBeth in Mzensk, Chostakovitch

Vendredi 26 avril 15h
Mercredi 1 mai 19h

Cet opéra percutant de Chostakovitch forme un parfait unisson avec le travail toujours exigeant, souvent subversif, de Krzysztof Warlikowski. Acclamée et puis censurée, cette œuvre, qui écorche vivement le patriarcat, gagne aujourd’hui un souffle nouveau, une portée nécessaire.

Du projet initial de Chostakovitch – consacrer une trilogie aux destins tragiques de femmes russes à travers les âges – ne demeura qu’un opéra coup-de-poing : Lady Macbeth de Mtsensk. S’il est l’un des puissants ressorts de l’œuvre, l’intertexte shakespearien est ici bien amer : contrairement à Lady Macbeth, Katerina Ismailova – qui, dans la Russie profonde du XIXe siècle, tombe amoureuse d’un employé de son mari et sera finalement acculée au suicide – est moins manipulatrice que victime d’une société violente et patriarcale. Krzysztof Warlikowski libère aujourd’hui la force de subversion de cette œuvre brûlante et scandaleuse, qui a marqué les premières années de l’Opéra Bastille.

MUSIQUE
Dmitri Chostakovitch

LIVRET
Alexandre Preis et Dmitri Chostakovitch

D’APRÈS
Nikolaï Leskov

DIRECTION MUSICALE
Ingo Metzmacher

DÉCORS
Krzysztof Warlikowski

COSTUMES
Małgorzata Szczęśniak

ÉCLAIRAGES
Felice Ross

CHORÉGRAPHIE
Claude Bardouil

DRAMATURGIE
Christian Longchamp

DISTRIBUTION
Dmitry Ulyanov (Boris Timofeevich Ismailov)
John Daszak (Zinovy Borisovich Ismailov)
Aušrinė Stundytė (Katerina Lvovna Ismailova)
Pavel Černoch (Serguei)

Orchestre et chœurs de l’Opéra national de Paris

DURÉE
3 h 30 environ

Retour à la saison 2018-2019

 

The Royal Opera – La Forza del Destino, Verdi

Vendredi 12 avril 15h
Mercredi 17 avril 19h

Courues, les mises en scène de Christof Loy s’imprègnent avant tout de ce que la musique véhicule. L’adéquation notable entre la partition et la mise en espace de ce saisissant mélodrame en fait un spectacle aussi brillant que ne le sont Anna Netrebko et Jonas Kaufmann.

Leonora s’éprend de Don Alvaro, mais son père leur interdit de se marier. Un accident mortel déclenche un drame et l’obsession et de la vengeance s’achève en tragédie. Jonas Kaufmann et Anna Netrebko sont les vedettes de l’épopée de Verdi La Forza del Destino (La Force du destin), un opéra qui exige les meilleurs chanteurs pour interpréter sa puissante musique et le traitement théâtral le plus accompli qui soit pour rendre justice à son histoire d’amère vengeance qui se poursuit sur de longues distances et de longues années. Cette production parvient au Royal Opera dans une mise en scène sensationnelle venue d’Amsterdam, pleine de couleur et d’action. Elle est réalisée par Christof Loy et dirigée par Antonio Pappano, directeur musical du Royal Opera.

OPERA EN QUATRE ACTES

MUSIQUE
Giuseppe Verdi

MISE EN SCÈNE
Christof Loy

DIRECTION MUSICALE
Antonio Pappano

DISTRIBUTION
Anna Netrebko (Donna Leonora)
Jonas Kaufmann (Don Alvaro)
Ludovic Tézier (Don Carlo Di Vargas)

DURÉE
4 h 15 environ

Retour à la saison 2018-2019

 

Teatro Real – Madama Butterfly, Puccini

Vendredi 29 mars 15h
Mercredi 3 avril 19h

En situant Madame Butterfly dans un studio de cinéma des années 1930 avec ses caméras et ses écrans, Mario Gas permet une rare intimité, un regard délicat sur les interprètes. En Ciné-spectacle, le cinéma dans le cinéma ajoutera d’ailleurs une profondeur à l’idée fertile.

Le concept d’épouse temporaire est bien connu au Japon, à la fin du XIXe siècle. À ce moment, l’Occident, mené par les États-Unis, a commencé à établir des relations diplomatiques et commerciales avec ce pays. L’influence d’un Orient distant (et imaginaire) a pris forme dans les œuvres de nombreux artistes européens et nord-américains et s’est poursuivie au cours du XXe siècle. Ainsi, Madame Butterfly est une incarnation grossière du conflit entre deux civilisations irréconciliables, où l’une domine l’autre. Homme à l’esprit théâtral subtil, Puccini a brillamment illustré la fragilité d’une geisha amoureuse qui croyait naïvement que le fringant officier nord-américain de la marine l’aimait en retour. La partition évoque des mélodies japonaises traditionnelles agréablement harmonisées. Mario Gas met l’histoire en scène dans un studio de cinéma des années 1930. Il narre ce drame touchant à partir de trois perspectives simultanées : l’opéra lui-même, le film fait sur l’opéra et sa projection en noir et blanc sur grand écran.

OPERA EN TROIS ACTES

 CHEF D’ORCHESTRE
Marco Armiliato

METTEUR EN SCÈNE
Mario Gas

DISTRIBUTION
Ermonela Jaho (Madame Butterfly)
Enkelejda Shkosa (Suzuki)
Marifé Nogales (Mrs. Kate Pinkerton)
Jorge de León (B. F. Pinkerton)
Àngel Òdena (Sharpless)
Francisco Vas (Goro)
Tomeu Bibiloni (El príncipe Yamadori)
Fernando Radó (El tío Bonzo)

DURÉE
2 h 25 environ

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Opéra National de Paris – Le Lac des Cygnes, Tchaikovski

Mercredi 13 mars 19h
Vendredi 15 mars 15h

Entre les mains de Noureev, le chef-d’œuvre de Tchaïkovski et Petipa a glissé du conte scénique dédié aux enfants à l’œuvre noire, radicale et grave, sondant la profondeur de l’inconscient. C’est sa lecture incontournable que propose le Ballet de l’Opéra national de Paris.

En composant Le Lac des cygnes, Tchaïkovski s’empare de la légende de l’oiseau immaculé pour créer l’une des plus belles musiques jamais écrites pour le ballet. Les chorégraphes Marius Petipa et Lev Ivanov donneront leurs lettres de noblesse à l’histoire de cet amour impossible entre un prince terrestre et une princesse-oiseau, et façonneront à leur tour le mythe de la danseuse‑cygne, ballerine par excellence. En créant, en 1984, sa version pour le Ballet de l’Opéra de Paris, Rudolf Noureev choisit de lui donner une dimension freudienne, éclairant d’une profondeur désespérée le rêve poétique de Tchaïkovski.

BALLET EN QUATRE ACTES

MUSIQUE
Piotr Ilitch Tchaïkovski

LIVRET
Vladimir Begichev et Vassili Geltser

CHORÉGRAPHIE
Rudolf Noureev

D’APRÈS
Marius Petipa, Lev Ivanov

DÉCORS
Ezio Frigerio

COSTUMES
Franca Squarciapino

ÉCLAIRAGES
Vinicio Cheli

DIRECTION MUSICALE
Valery Ovsyanikov

DURÉE
2 h 55 environ

Retour à la saison 2018-2019

 

Comédie française – Cyrano de Bergerac, Edmond Rostand

Vendredi 22 février 15h
Mercredi 27 février 19h

Assister à un Cyrano à la Comédie-Française est un événement authentique en soi, mais cette production saluée six fois aux Molières ajoute à l’expérience avec sa mise en scène soignée, sa direction d’acteurs remarquable et sa scénographie accomplie. Un grand spectacle.

Cyrano est affligé d’un nez proéminent, mais doué pour les mots grâce auxquels il aide le beau Christian à conquérir Roxane. Également amoureux de la jeune fille, il choisit de ne pas lui révéler que chaque parole de Christian sort de son propre cœur.

« Quand, acteurs de la Troupe, nous montons des pièces, nous avons inconsciemment le désir de montrer notre théâtre, tout ce qui nous le fait aimer et y rester. » C’est dans cet esprit que Denis Podalydès s’est emparé du plateau de la salle Richelieu. Opéra bouffe, tragédie, drame romantique, poésie symboliste, farce… tous les genres sont convoqués pour faire vibrer la partition de ce texte emblématique du répertoire français!

EN PARTENARIAT AVEC
L’Institut français, France Inter

TEXTE
Edmond Rostand

MISE EN SCÈNE
Denis Podalydès

DISTRIBUTION
Avec la Troupe et les comédiens de l’Académie de la Comédie-Française

DURÉE
3 h 10 environ

Retour à la saison 2018-2019

 

The Royal Opera – La Traviata, Verdi

Vendredi 08 février 15h

Opéra le plus joué au monde, La Traviata compte nombre de productions classiques, dont celle de Richard Eyre, depuis 1994. Or, loin d’être figée, cette adaptation riche et colorée gagne en finesse et en vérité dramatique dans cette reprise sous l’œil d’Andrew Sinclair.

De l’exaltation d’un amour inattendu à une réconciliation poignante qui arrive trop tard, La Traviata est l’un des opéras les plus populaires de Verdi. Dans la prestigieuse société de Paris, Alfredo tombe amoureux de Violetta, une courtisane. Mais sous la surface de cette histoire d’amour se trouve un courant plus sombre qui mènera à une fin tragique. On y entend, entre autres mélodies, la célèbre « Brindisi » ainsi que l’exubérante « Sempre libera », qui expriment toutes deux le lyrisme de l’opéra italien et séduisent immédiatement. La production de Richard Eyre pour le Royal Opera fait ressortir toutes les couleurs émotionnelles, de la découverte insouciante de l’amour à la conclusion inévitable, en passant par une confrontation douloureuse. Les somptueux décors et les costumes d’époque augmentent le réalisme d’une histoire touchante basée sur des faits réels.

OPERA EN TROIS ACTES

MUSIQUE
Giuseppe Verdi

METTEUR EN SCÈNE
Richard Eyre

CHEF D’ORCHESTRE
Antonello Manacorda

DISTRIBUTION
Ermonela jaho (Violetta Valéry)
Charles Castronovo (Alfredo Germont)
Plácido Domingo (Giorgio Germont)

DURÉE
3 h 35 environ

Retour à la saison 2018-2019

 

Staatsoper Unter den Linden – MacBeth, Verdi

Vendredi 25 janvier 15h
Mercredi 30 janvier 19h

Plácido Domingo se peint en admirable force de la nature et stupéfie toujours par sa puissance, sa justesse et la fraicheur de son interprétation du haut de ses 77 ans. Idem pour le chef Daniel Barenboim qui dirige l’orchestre berlinois avec la fougue du jeune prodige.

Victorieux sur le champ de bataille, le commandant Macbeth reçoit une prophétie selon laquelle il sera un jour roi d’Écosse. Sous l’influence de sa femme, il ne recule littéralement devant rien pour l’accomplir. Mais, rongés par la culpabilité, les Macbeth sombrent rapidement dans la folie et deviennent victimes de leur propre soif de pouvoir. Pour rester aussi fidèle que possible à l’esprit shakespearien tant admiré, le Macbeth de Giuseppe  Verdi  rompt avec les conventions de l’opéra alors en vigueur et constitue l’une des œuvres les plus noires et intensément bouleversantes du compositeur.

Des scènes de  chœur monumentales, représentant la rébellion et le désenchantement de la classe dominée, opprimée et persécutée, illustrent les conséquences sociales de la tyrannie
et du despotisme.

Pour accentuer l’effet  théâtral, les parties vocales sont conçues pour souligner les aspects du langage du jeu et sont implacablement soumises à l’état psychologique spécifique des personnages.

OPERA EN QUATRE ACTES (1847)

 MUSIQUE
Giuseppe Verdi

LIVRET
Francesco Maria Piave

D’APRÈS
William  Shakespeare

DIRECTION MUSICALE
Daniel Barenboim

MISE EN SCÈNE
Harry Kupfer

DÉCORS
Hans Schavernoch

COSTUMES
Yan Tax

ÉCLAIRAGES
Olaf Freese

VIDÉO
Thomas Reimer

CHORÉGRAPHIE
Helga Schiele

DRAMATURGIE
Detlef Giese

DISTRIBUTION
Plácido Domingo (Macbeth)
Kwangchul Youn (Banquo)
Anna Netrebko (Lady Macbeth)
Evelin Novak (Kammerfrau)
Fabio Sartori (Macduff)
Florian Hoffmann (Malcolm)
Dominic Barberi (Doctor)
Jan Martinik (Murderer, appearance)

DURÉE
2 h 40 environ

Retour à la saison 2018-2019

 

Comédie française – Roméo et Juliette, Shakespeare

Vendredi 11 janvier 15h
Mercredi 16 janvier 19h

En 2015, Éric Ruf risquait le mythique destin de Roméo et de Juliette sur les planches du Français après plus de 60 ans de poussière. Avec la diffusion de cette autre série de supplémentaires, force est d’admettre qu’il a visé aussi juste que le jeu de ses deux héros.

À Vérone, une rivalité ancestrale oppose Capulet et Montaigu. Lorsque Roméo Montaigu rencontre Juliette Capulet naît immédiatement entre eux un amour dont ils savent l’éternité et pressentent la fin tragique…

Roméo et Juliette est sans doute l’œuvre la plus connue de Shakespeare. Elle est devenue, au fil du temps et des multiples adaptations dont elle a été l’objet, l’incarnation de l’histoire d’amour absolue. Cette tragédie qui recèle de savoureux moments de comédie est une pièce de contrastes entre la naïveté d’adolescents éperdus et la violence programmée des Montaigu et des Capulet qui ensanglantent Vérone.

EN PARTENARIAT AVEC
L’Institut français, France Inter

TEXTE
William Shakespeare

MISE EN SCÈNE
Éric Ruf

DISTRIBUTION
Avec la Troupe et les comédiens de l’Académie de la Comédie-Française

DURÉE
3 h environ

Retour à la saison 2018-2019

 

The Royal Ballet – The Nutcracker, Tchaikovski

Vendredi 07 décembre 15h
Jeudi 13 décembre 19h
vendredi 14 décembre 15h
samedi 15 décembre 15h
dimanche 16 décembre 15h

Si l’on ne peut s’imaginer un Noël sans le son du célesta, sans les nombreuses adaptations cinématographiques du conte d’Hoffmann, c’est grâce au ballet! Et cette production de Peter Wright s’impose évidemment comme l’une des plus emblématiques avec celle de Balanchine.

L’interprétation de Peter Wright de Casse-noisette enchante les enfants comme les adultes depuis sa première représentation par le Royal Ballet, en 1984. Le ballet de 1892 de Lev Ivanov, combiné à la partition somptueuse et iconique de Tchaïkovski, est présenté dans une ambiance festive et des décors colorés, ce qui en fait une production envoûtante et magique.

Librement basé sur l’histoire écrite par E.T.A. Hoffmann, le ballet débute en Allemagne du XIXe siècle dans la maison des Stahlbaum, où un réveillon de Noël animé a lieu. L’ambiance de l’époque est reflétée dans les riches détails du décor conçu par Julia Trevelyan Oman, lesquels comprennent des décorations pour arbres de Noël authentiques qui ont été magiquement ramenés à la vie. La chorégraphie de Wright intègre avec ingéniosité des fragments du matériel original du ballet, y compris le sublime pas de deux de la fée Dragée et de son prince. En mettant toutefois l’accent sur la relation entre Clara et le prince Casse-noisette, la mise en scène gagne un sous-thème touchant de premier amour.

MUSIQUE
Piotr Ilitch Tchaïkovski

SCÉNARIO ORIGINAL
Marius Petipa

CHORÉGRAPHIE
Peter Wright selon Lev Ivanov

PRODUCTION ET SCÉNARIO
Peter Wright

COSTUMES
Julia Trevelyan Oman

ÉCLAIRAGES
Mark Henderson

CONSEILLER À LA PRODUCTION
Roland John Wiley

DURÉE
2 h 30 environ

Retour à la saison 2018-2019

 

Comédie française – Lucrezia Borgia, Victor Hugo

Vendredi 30 novembre 15h
Mercredi 5 décembre 19h

Une occasion inespérée de se reprendre pour ceux qui ont raté les représentations de ce succès critique au Théâtre du Nouveau Monde, dans le cadre des célébrations du 375e de Montréal. Elsa Lepoivre et Éric Ruf, également scénographe, portent les mots de Victor Hugo de façon grandiose.

Criminelle, adultère, incestueuse, Lucrèce Borgia veut s’arracher au mal qui est sa condition, se faire reconnaître et aimer de Gennaro, l’enfant qu’elle a eu avec son frère. Lors d’un bal à Venise, Gennaro courtise une belle masquée avant de découvrir avec horreur le visage de Lucrèce, lui qui a les Borgia en aversion. Piquée par l’affront des amis de Gennaro qui l’insultent, et soupçonnée d’adultère par son mari, Lucrèce enclenche une vengeance déchirante…

Rarement œuvre dramatique n’est allée aussi loin dans la mise en scène de l’amour maternel. Lucrèce est un monstre moral, mais ce monstre est une mère aimante. « Victor Hugo a écrit Lucrèce Borgia pour raconter la perle qu’il y a au fond de chaque monstre », nous rappelle Denis Podalydès.

EN PARTENARIAT AVEC
L’Institut français, France Inter

TEXTE
Victor Hugo

MISE EN SCÈNE
Denis Podalydès

DISTRIBUTION
Avec la Troupe et les comédiens de l’Académie de la Comédie-Française

DURÉE
2 h 25 environ

Retour à la saison 2018-2019

 

The Royal Opera – Die Walkürie, Wagner

Vendredi 16 Novembre 15h
Mercredi 21 Novembre 19h

Seyant admirablement à l’œuvre de Wagner, la mise en scène de Keith Warner s’affirme également par des symboliques fortes, des images indélébiles. Révélé à Bayreuth, le baryton-basse suédois John Lundgren y reprend l’imposant rôle de Wotan, laissé vacant par Bryn Terfel.

Le cycle du Ring de Wagner est l’un des plus grands ouvrages de la scène lyrique. La production de Keith Warner est dirigée par Antonio Pappano, directeur musical du Royal Opera, et cette ultime reprise est interprétée par une distribution internationale exceptionnelle de spécialistes du chant wagnérien. Les quatre opéras du cycle complet vont de la naissance d’un monde à sa destruction et sont peuplés de dieux, de héros et de monstres. Ce mythe épique parcourt le spectre des émotions humaines à travers une musique et des idées d’une puissance extraordinaire.

Die Walküre (La Walkyrie) est le deuxième opéra du cycle et contient plusieurs des grandes pages du Ring : l’étincelant Enchantement du feu et l’électrisante Chevauchée des Walkyries. Mais parmi tous ces leitmotivs et cette mythologie nordique, au cœur même de l’opéra, on croise des personnages inoubliables liés par des liens complexes comme les jumeaux Siegmund et Sieglinde, et Wotan et sa fille Brünnhilde, la Walkyrie du titre.

OPERA EN TROIS ACTES

MUSIQUE
Richard Wagner

MISE EN SCÈNE
Keith Warner

DIRECTION MUSICALE
Antonio Pappano

DISTRIBUTION
Stuart Skelton (Siegmund)
Emily Magee (Sieglinde)
John Lundgren (Wotan)
Nina Stemme (Brünnhilde)
Sarah Connolly (Fricka)

DURÉE
4 h 50 environ

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Comédie française – Britanicus, Racine

Vendredi 19 octobre 15h
Mercredi 23 octobre 19h

Troisième cycle de représentations à la Salle Richelieu, déjà, pour ce House of Cards du XVIIe siècle. Les immoralités, les manipulations politiques et les tourments tout raciniens ébranlent dans cette scénographie contemporaine évoquant les espaces clos de nos parlements.

Synopsis : Véritable tissu d’intrigues entre professionnels de la politique où se mélangent histoires intimes, amoureuses et familiales, cette tragédie est le récit d’une prise de pouvoir et la métamorphose d’un homme, Néron, en tyran…

Présentation : Avec cette pièce de Racine, maître de la tragédie classique, Stéphane Braunschweig revisite le passé à l’aune du présent : regard affûté qui renouvelle la lecture des textes pour nous les faire réentendre, respect absolu des mots et de l’auteur, vision de l’espace où se déploie le verbe.

TEXTE
Jean Racine

MISE EN SCÈNE
Stéphane Braunschweig

DISTRIBUTION
Avec la Troupe et les comédiens de l’Académie de la Comédie-Française

DURÉE
2 h environ

Retour à la saison 2018-2019

Wiener Staastoper – Aïda, Verdi

Vendredi 28 septembre 15h
Mercredi 3 octobre 19h

Après plus d’une centaine de représentations, cette somptueuse production du Wiener Staatsoper signée Nicolas Joel séduit toujours, et même plus que jamais. Depuis 1984, les plus grandes voix s’y sont côtoyées et cette distribution reconduit cette tradition d’excellence.

Verdi a écrit l’opéra en quatre actes Aïda, son antépénultième pièce de musique théâtrale, à la demande du khédive d’Égypte, Ismail Pasha. Il a imprégné sa musique d’une couleur locale évidente en insérant par intermittence des passages qui, en raison de leur instrumentation et de leur mélodie, ont une sonorité exotique. L’histoire tourne autour d’un triangle amoureux, dans lequel deux femmes aiment le même homme : la relativement puissante Amneris et l’esclave Aïda aiment toutes deux le capitaine de l’armée, Radamès. Un autre thème important est : « Est-ce que l’amour pour une autre personne transcende l’amour de la patrie ou les lois qui lient une communauté? ». Enfin, un troisième thème a trait au bonheur personnel détruit par le pouvoir implacable des puissants.

CHEF D’ORCHESTRE
Evelino Pidò

PRODUCTION
Nicolas Joel

CONCEPTION DU DÉCOR ET DES COSTUMES
Carlo Tommasi

CHORÉGRAPHIE
Jan Stripling

DISTRIBUTION
Anita Rachvelishvili (Amneris)
Kristin Lewis (Aïda)
Jorge de Leon (Radamès)
Paolo Rumetz (Amonasro)

DURÉE
3 h 15 environ

Retour à la saison 2018-2019